Risque d’Avalanche 3, beaucoup plus dangereux que vous ne le pensez!

Haas

L’échelle d'avalanche est depuis toujours source de confusion et de discussion. Le risque d’avalanche 3 sur une échelle de 5, ne semble effectivement pas si dangereux que cela. Est-il donc si étonnant que de nombreuses personnes, suite à un accident comme celui de Tignes, pensent et écrivent sur les réseaux sociaux : «Le risque d'avalanche n’est pourtant actuellement que de 3 sur une échelle de 5. »

Photo: Le Dauphiné Libéré

Apparemment pour les personnes qui rédigent ce genres de phrases, il est impossible de déclencher une telle avalanche lors d’un risque 3.

En Novembre 2000, trois personnes sont mortes dans le Hochgurgl autrichien en raison, d'une soi-disant, avalanche de plaque. Le risque d’avalanche ce jour là était de 3. Cela signifie qu'une faible surcharge est suffisante pour déclencher une avalanche dans de nombreuses pentes. Après l'événement, il s’en est suivie une discussion entre les autorités locales et les experts en avalanches. Les autorités locales pensaient qu’avec une situation si dangereuse il aurait été préférable d’émettre un risque d’avalanche de 5 plutôt que de 3. Qui alors avait raison? Ce jour là aucune route d’accés n’était fermées à la circulation et aucunes grosses avalanches spontanées ne s’étaient déclenchées.

Le risque 3 est généralement considéré comme un risque moyen et donne ainsi un faux sentiment de sécurité. Mais les descriptions dans l'échelle des risques ne signifient pas la même chose. Lorsque le risque d’avalanche est de 3, il signifie que le risque d’avalanche est marqué. Dans sa description, on peut lire: Dans de nombreuses pentes supérieures à 30 degrés, le manteau neigeux n’est que modérément à faiblement stabilisé. Des avalanches spontanées de tailles moyennes et parfois assez grosses sont possibles. La surcharge d’un seul skieur ou snowboarder peut-être suffisant pour déclencher une avalanche. En lisant cette description, le risque 3 semble alors, tout à coup, beaucoup plus important sur une échelle de 5. Et pourtant?

Le problème réside dans le but de l'échelle des risques

L’échelle des risques englobe, d’une part, les risques d’avalanches spontanées qui menacent jusqu’à la vie publique, et d’autre part, les risques d’avalanches accidentelles qui concernent essentiellement les riders.

Le risque le plus élevé, le risque 5 (Très Fort), n’englobe que les départs d’avalanches spontanées. Ce risque permet aux autorités de prendre des mesures afin de protéger les civils contre d’éventuelles avalanches catastrophiques. Et dans ces cas là, bien souvent les remontées mécaniques sont déjà fermées. Cela signifie que l’échelle réelle pour les freeriders n’est plus que de 4 niveaux. En dehors du risque 5, il est tout à fait possible de skier par tous les risques, seulement, il faut que se soit fait de manière raisonnée.

La principale chose à retenir est qu’un risque d’avalanche de 3 (Marqué) est déjà un très grand risque pour les riders. Rappelez-vous qu’en Suisse 54% des victimes d'avalanche ont eu lieu lors d’un risque d'avalanche de 3.

Pourcentage de décès par rapport à l'échelle des risques

N’hésitez pas à partager ces informations avec vos amis, sortir en hors-piste par risque d’avalanche 3 c’est vous exposer à de grands risques. Le plus de connaissances vous avez, le moins vous prendrez de risque. Et n’oubliez pas que pour devenir un vieux rider parfois il est préférable de skier prudemment, sur des pentes douces (< 30°) ou bien tout simplement, renoncer.

Commentaires

Dietmar
Confirmé
Sandra
Pro
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