Déjà 38 morts en avalanche dans les Alpes

meteomorris

Nous ne sommes qu’à la mi-février et cette saison nous comptabilisons déjà 38 morts dans des avalanches. 10 d'entre eux étaient des alpinistes en haute montagne l’automne dernier, il en reste donc, tout de même 28 en ski. Et la plupart de ces avalanches se sont déroulées les 6 dernières semaines, tout en sachant que l’hiver n'a réellement commencé qu'en début d’année. À côté de ces avalanches meurtrières, il y a eu de nombreuses autres avalanches graves avec, heureusement, des secours efficaces.

Ci-dessous les endroits où ont eu lieu ces avalanches meurtrières. Vous souhaitez en savoir plus? Regardez ce tableau)

Ça saute aux yeux

En regardant ces avalanches certaines choses sautent aux yeux:

  • 9 victimes avaient un airbag gonflés
  • 13 victimes sans DVA
  • 3 victimes étaient seules
  • 3 victimes étaient des adolescents
  • 4 victimes se trouvaient sur des pistes fermées

    Mais également:

  • Toutes ces avalanches sont descendues en face Ouest, Nord et Est. Aucune d'entre elles n'étaient en pente Sud
  • Toutes les avalanches étaient au-dessus de 1950 mètres 
  • Quasiment toutes les victimes se trouvaient sur des pentes plus raides que ne le permettaient les méthodes de réduction du moment

Les avalanches sont notre plus grand ennemi

Un hiver bizarre

Une couche sans cohésion faite en début de saison a créé de grosses avalanches et des avalanches à des endroits particuliers (pistes fermées entre autres). 

Aussi le nombre de victimes possédant un airbag est flagrant. Le matos miracle n’en est finalement pas vraiment un. Cela nous a appris plusieurs choses: Une victime avait perdu son sac à dos dans l’avalanche. Une victime a été poussé par l’avalanche contre un arbre et d’autres ont été prises dans des pièges dus aux différents terrains, des endroits où la neige de l’avalanche s’est accumulée. Beaucoup de gens ne pensent pas aux pièges de terrain alors qu’ils font bien souvent partie des causes de décédés en avalanche.

Le risque d’avalanche va rester difficile à évaluer.

Au-dessus des arbres c’est encore très dangereux. Une couche fragile est toujours présente au-dessus des 2200 m, et avec le vent des derniers jours, cette couche peut être de nouveau sollicitée. De plus ce vent a créé des plaques quasiment partout. Cette couche fragile enfouie dans le manteau neigeux est très compliquée à voir et crée un risque de très grosses avalanches. Ce n’est qu’avec de bonnes méthodes de réduction qu’il est possible de faire les bons choix. Si vous ne possédez aucune connaissance accompagnez-vous d’un guide de haute montagne.

Commentaires

dja
Sandra
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